samedi 16 mai 2020

TableauX vivantS d'après les Dé


Confinement opportun qui donne des ailes aux créations Déesques. Les ramequins se sont livrés individuellement (ou avec leurs co-confiné-e-s) à des illustrations de tableaux artistiques : connus ou confidentiels, anciens ou contemporains, portraits ou scènes de genre connaissent une seconde vie avec l’imaginaire du Dé Joyeux. Des trouvailles, des mises en scène maison, des accessoires du quotidien et parfois des petits clins d’œil personnels pour ces représentations de tableaux. L’idée n’est pas de faire comme mais de donner à voir à la manière de…
France, fin confinement 2020

dimanche 8 décembre 2019

Ténéro (à la tienne héros ! T’Enero ?)

Un jour de septembre pas de janvier, non nous ne sommes pas nous-mêmes du patrimoine qu’on visite tout le long de ce dimanche ah certes pas ! Non, nous défilons pour l’association Tenero histoire de guetter l’huître et l’iode cabrioler autour de nos carcasses ébahies1 ! Qui restaure une Tour très ancienne dont les origines sont discutées : soit la Tour Ténéro n’a été qu’un poste de gardiennage des parcs à huîtres et daterait alors de la fin du XIXe siècle, soit elle a pour origine un poste de douane, reconverti plus tard en poste de surveillance des parcs à huîtres, et serait alors plus ancienne d’au moins un siècle, donc, fin XVIIIème !
Nous n’étions pas demandés sur le lieu – est-ce si étonnant ?- pour donner notre avis d’historiens avisés mais pour défiler sur le continent version Cadouarn.2
Un démarrage diesel nous fait faire escale matutinale (pour un dimanche) dans un sympathique troquet Aux Joyeux Sinagots3 qu’on retrouvera sur les coups de midi pour un apéro bien envoyé !
Les loges ne semblent pas nous avoir attendu-e-s, elles ont déjà filé soit au large pour des aventures avec un autre groupe local de fêlé-e-s, soit ridiculement petites (2 mètres sur 3) sont allées se terrer sous un tumulus tout proche en espérant qu’on ne leur veuille pas trop ! Foin de barnum étriqué, une maison nous attend ! Un dressing ? Un bureau ? Que nenni, le Dé du jour compte 13 ramequins et les Trodchef 7 ou 8 musiciens, la place sera trop chère ! Nous optons alors pour « l’éloge du jardin » et nous installons cahin-caha à même la pelouse ! Diantre, à l’ombre, le fond de l’air reste frisquet mais le ciel est d’azur et rien n’arrête des ramequins en goguette car le soleil va poindre ! Sœur Anne ne vois-tu rien venir ? Une haie et une palissade nous cachent des d’abord rares passants venus assister à une démonstration de taï chi chuan4 à même la route toute proche. Les rires et autres éclats vocaux intempestifs sont priés d’être rangés dans leur étui buccal le temps de quelques mouvements partagés, les tenues noires semblent des uniformes d’arts martiaux droit venus de Shangaï voire de Dekatlong ! Les respirations supposément abdominales sont calmes, les têtes même chenues sont droites, dans le prolongement du tronc, comme maintenues vers le ciel bleu par un fil ténu mais invisible et robuste. On peut deviner que la pointe des langues est collée contre le palais de chacun-e afin – vous l’aurez compris de vous-mêmes, perspicaces que vous êtes- de faciliter la circulation de l'énergie intérieure (qi) en soi5.
Quelques instants plus tard, il faut avoir vu la sacrée armada de bigoudens toutes plus originales les unes que les autres et déjà fort connues du Dé mais pas des gens d’ici dévaler la rue principale qui mène à la mer au rythme débridé d’une tortue en hibernation : les gestes sont sûrs, les bras assomment fictivement quelques oursins menaçants ou autres matelots tripoteurs, les jambes déroulent leurs articulations souples et apaisées sur le bitume même, dans un silence à peine écorché par les commentaires admiratifs d’un Monsieur Loyal sauce hispanique (à défaut d’être couleur locale). La fanfare lance alors son haro sur la bigouden qui, ni une ni deux (mais 12 !) part avec ses ramequin-e-s dans un an-dro endiablé. Les appareils photos crépitent, enfin ne crépitent plus vu que les numériques n’ont pas ou presque plus d’effets sonores et stockent en leurs pachydermiques mémoires les preuves tangibles qu’à 11 heures ce dimanche matin-là un vol de bigoudens déjantées a bien été repéré sur la commune de Séné à 2 minutes à vol de coiffe de la tour Ténéro !
Le temps de quelques morceaux bien sentis par des Trodchef en verve manifeste et en tenue superbe –ah, les shoes ! ah les chaussettes ! ah matez-moi ça comme c’est joli !-, la collection Laisse de mer puis la collection Rayures du temps qui passe emportent avec bonhomie le joli petit public massé sur le bord de la rue, vers des contrées où la jovialité n’est pas en rade dans le Golfe mais bien là ! à portée de lèvres et mirettes amusées.
Des « Oh mais ça doit vous demander de sacrées heures de boulot, ces chorégraphies » fusent, des « Ah mais c’est pas vrai ! non mais regarde, c’est fait avec des… » parsèment le chemin avec bienveillance. Il n’y a plus qu’à ramasser (des heures de bulot, je vous dis !), parfois naît un « Fais chier ! » d’un automobiliste coincé dans son véhicule immatriculé 1245 BG 56 quand il réalise qu’il va, comme sur le Gois à marée montante, devoir attendre que ces mannequins de m… finissent leurs simagrées pour libérer l’accès, la sagacité féline de Mary et Armelle tout en pneus et autres cordages qui ont vécu, achève l’agressivité du zigue qui finit par… sourire !
Plus tard, la collection finale est un Best Of, les coups de cœur disponibles pour les unes et les autres, histoire de finir de se faire plaisir, le soleil là-haut n’en perd pas une miette, il a juste envoyé un peu de vent pour que certains tissus s’agitent voluptueusement sur les silhouettes, langoureusement les corps exultent… Le soleil, lui, se pâme !
Le mélange entre ciel et terre du Dé et des Trodchefs donne à voir, à sourire, à rire. Une fois encore. La rencontre avec les spectateurs est d’emblée douce et jouasse, ça sent encore un peu les vacances, les épaules sont brunies, les sandales jouent les prolongations. Il y a du sable entre les orteils, un peu de varech en guirlande accroché à un short, du beurre salé dans une barbe, vestige du casse-croûte de dix heures, un chapeau d’été aux couleurs passées qu’on renouvellera pour la saison prochaine, une petite nonchalance irrésistible comme pour empêcher l’automne de rappliquer trop vite…
Tout le monde remonte au café en dansant chantant défilant pour conclure les festivités, un apéro attend histoire d’étancher sa soif, de féliciter Sébastien pour son premier défilé en ramequin, de croire encore à la chaleur d’Ubuntu…
Un pique-nique sur la plage, tout concourt à être bien ! On va se gêner, non mais ! Un quatuor quasi Déjoyeutiste (Vonjy, Joël, Sébastien et Rit'z) a dormi en éclaireurs la nuit dernière dans la dite Tour Ténéro mais le vent à la marée qui monte, se lève et empêchera les autres d’aller de visu découvrir ou retrouver la dite Tour.
On se dit alors qu’on va demain vouloir vaquer à nos autres occupations saines oui mais aussi rigolotes ?

Kloup


5 Non, deux personnes faisant du tai chi de concert n’adjoignent pas leur énergie en un qi-qi légendaire ! Non QiQi, ne fais pas pipi sur le tapis il est en soie ! je m’égare je m’égare

samedi 8 octobre 2016

«les joyeuses indécences» à la Briandières

Vous avez aimé la veuve joyeuse, vous kifferez la joyeuse indécence ! Ce soir, c’est «la fête des copains» que personne ne raterait pour rien au monde, il y a l’affluence des grands soirs aux Briandières. L’accueil y est royal et manifeste, on s’y sent bien, comme chez nous, les lieux respirent et sentent bon.
Octobre fait ses débuts, satiné et frisquet, quelques nuages embuent et ornent nos lèvres, les cœurs-pépites palpitent et pulsent nos extraordinaires week-ends.
On a de quoi défiler dans un espace presque rond, des loges improvisées où l’indécence, malgré l’air naissant de cet automne humide, est de mise entre deux collections, des seins à l’air à la petite culotte, du ventre nu au grain de beauté élégamment placé ou au dos offert, placide présence à soi entre deux nippes inventées.
Ainsi donc, l’indécence est l’invitée d’honneur ce soir.
Pour les yeux, on leur choisira des mets succulents, de quoi s’en souvenir longtemps, de quoi s’en repaître avec gourmandise et, qui sait, un zeste de concupiscence, que diantre !
Dites-leur indécence et vous dites…
Débauche de couleurs, de textures et de joie contagieuse pour la première collection « ton sur ton » lors de laquelle on dévoile que, sous des draps jetés au débotté au centre de l’arène, les sièges (sur lesquels nos augustes fessiers vont peu à peu se poser), sont du même acabit que les tenues que l’on porte !
Impudeur ou exhibition, ramequines et ramequins dévalent les pentes du bon sens, corps en avant, dans la pulsation improvisée du moment qu’il faut ne pas lâcher d’une miette, que de spectateurs aux regards affamés.
Lascivité liquide de nos points d’ancrage géographique pour explorer les replis de la planète à bord de la collection « Fleuves du Monde »
Immodestie hilare d’affronter en une soirée les centaines de regards que chacun nous porte sur les détails loufoques, incongrus
Témérité partageuse pour la collection « Papiers… tendance Charlie » qui décline sous moult formes notre défi de ne pas succomber à la férocité des mites obscurantistes
Hardiesse des chorégraphies savamment concoctées avec mille et mille heures de mitonnage en amont (hum hum) pour cette belle « vague océane » aux développements inespérés voire hilarants de nos évolutions sur banc mobile…
Impertinence iconoclaste ou cocasse impolitesse, le public en redemande et plonge dans l’histoire de la mode revisitée Dé Joyeux pour une série « Vintage des années 40 à 70 », trente ans balayés dans un Noir et Blanc étourdissant. Le public aura-t-il que nous sommes entrés sur scène avec une volonté chronologique que d’aucuns -historiens de l’art et autres- auront vite suspecté de peu fiable ni approuvé ?
Incongruité fatale et esthétique des intermèdes clownesques de deux trublionnes bien en phase avec la tonalité de la soirée ! Cela happe le public pour patienter entre deux passages de ramequins et ce, en bonne compagnie puisque les Trodchefs sortent leur légendaire beat1 (Inconvenance spectaculaire de l’opportunité? Charisme déchaîné ? Jovialité consensuelle ?)
Grivoiserie, foin de grossièreté, loin des clichés de vulgarité commune, l’art extrême de nous mettre à nu avec joliesse avec cette immoralité et cette licence délibérée (peu d’obscénité encore moins de pornographie ni de stupre) de déambuler dans des costumes superbes qui vont peu à peu tomber à terre dans un maelström de générosité, « osez l’effeuillage, Régine, osez ». Collection finale : excusez du peu, avoir à ôter dans un ordre très personnel et chronologiquement improvisé et avec un nombre (à peu près semblable)
  • d’un chapeau,
  • d’un vaste manteau cachant le tout,
  • d’une chemise à déboutonner lentement,
  • d’une jupe ou d’un pantalon,
  • de deux chaussures ( à moins qu’on soit unijambiste)
  • et de moult accessoires : sac, gants, foulard…
pour finir par un dévoilement total, clou du spectacle ! Sous-vêtements prohibés ! Il faut alors nous voir « nu-e-s » braver la pudicité attendue, ne choquer nullement par notre allure inopportune, ostentatoire voire déplacée, mais sentir comment l’adhésion du public ravi de tant d’audace et de « hors norme » nous transporte et irrigue nos zygomatiques.
Il faut force libations, bonne chère et breuvages à volonté pour clore cette joyeuse nuit unique en son genre, indécente et décidément jubilatoire ! Les rêves n’auront plus qu’à célébrer nos chairs nues !

samedi 19 septembre 2015

Si Versailles m'était conté ...

Il y a décidément ce samedi-là sur la Terre une furieuse envie de lumière, de clarté, de soleil; dans le style Eté indien, sitôt dit sitôt fait, l’astre magistral accepte l’invitation et nous déambulons et défilons jusqu’à en suer nos propres eaux ! A l’instar de feu Fidel qui,lui, donnait dans le discours, nous défilerons-fleuve cet après-midi et sont de la fête septembrienne (sauf erreur de ma part) : Anne, Anivone, Catéfé, Cécile, Claire S, Eve, Joël, kaLoup, Maripolo, Marisofi, Martine V, Mary, Maryse, Sébastien, Soisic, Véro et Vonjy…

Tout débute par une lente déambulation dans les chemins de cette japonaise île de Versailles jusqu’à une scène surélevée prévue à cet effet avec une vague bleue d’anthologie. Puis suivent trois collections bords de fleuve, fleuves du monde et final japonais.
Nous touchons, c’est un peu nouveau, tout un public imprévu car les passants qui farnientent nonchalamment sur les pelouses du jardin nous découvrent dans nos tenues foutraques (il y a notamment des robes immaculées du plus bel effet, sorties tout droit des vestiaires de chez Brumachon du CCN de la Rue Noire), ils bronzaient tranquilles, les voilà qui nous suivent intrigués, chaque escale musicale irriguée par des los Trodchefs en verve leur offre de quoi étudier les tenues avec amusement, ils se demandent ce qu’est ce défilé, qui l’a organisé, de « quel IME on a sorti ces folles brindezingues » puis le rire l’emporte, la facétie et le plaisir itou ! On parvient cahin-caha jusqu’au bout de l’île.
Là, un barnum blanc nous attend pour servir de loges impériales, on a beaucoup de volume –satanée piscine gonflable…- l’espace de chacune chacun est restreint mais on est rôdé ! Non loin, un mariage assez Europe de l’est avant la chute du Mur festoie, sinistre et terne. On nous regarde sans doute avec envie car la fête c’est chez nous, pas chez eux !
Entre chaque collection, notre bien-aimée fanfare occupe le terrain et il faut décrypter les codes gestuels des guetteuses et les regards des musiciens pour comprendre s’il faut que le morceau se prolonge ou si ça y est… une première vague de ramequins est prête à débouler ! Tout un art, je vous dis !
Bords de fleuve : On embarque le public sur les rivages inavoués de fleuves : plumes, pneus, bambous-ci, roseaux-là, bouées ou piscine entre déchets imputrescibles et vestiges animaux, l’eau nous porte nonchalamment jusqu’aux yeux des gens. Petit courant ou cascade, écluses ou ruisselet, l’œil a de quoi se rassasier, la lumière est belle, les musiques idéales, on a le temps pour nous.
Fleuves du Monde : chacune chacun décline alors en seconde collection un fleuve du monde à sa façon. Avec une pancarte qui indique Mississipi, Guadalquivir, Amour, Rio…. (mexicain…), Colorado, Loire, Gironde,… nos géographies en goguette s’affichent aussi sur nos épaules aquatiques, nos joviaux popotins, nos poitrines girondes, nos sourires liquides, tout coule et s’enchaîne avec une précision impressionnante… d’impro et de lâcher-prise !
Final Japonais : c’est dans l’univers nippon si chéri à nos âmes d’enfants que nous lançons nos dernières cartouches de l’été, certaines tenues ont été relookées car déjà ancestrales, non que les corps aient pu subir quelques modification que ce soit mais les matériaux, avec le temps et le stockage quelquefois un peu limite, s’amenuisent ou s’altèrent… nos geishas ont du talent car le public ne s’y trompe pas, pluie de sushis verbaux et d’applaudissements crépitants, c’est un final qui, somme tout, clôture le défilé avec panache.
C’est formidable comment une dernière collection sert idéalement la fin de la prestation (syndrome « En un, la prem’s ! En deuz’ la seconde ! Et en troiz’, la troisième collection » fort bien connu au Dé Joyeux, d’aucuns travaillent sur le sujet et des équipes dans le monde entier semblent nous envier cette apparente logique désarmante car pourrait s’y rajouter « Final : la der des der ! »)
Les gens nous quittent à regret : On ne voudrait pas que cela s’arrête… Continuez à nous faire rire ! Ne changez rien, Vous êtes de la Mairie ? Vous faites ça depuis longtemps ? Vous changez tout le temps de collections ?
Nous regagnons notre base à l’espace Simone de Beauvoir qui en culotte, qui en tenue dépoitraillée, sous l’œil goguenard de badauds conquis.

A boire et à manger asiatique dans le soleil couchant, de quoi rire encore en s’endormant, un défilé de plus… qui s’avère être une date supplémentaire aux dates déjà vécues (tiens, tiens, le syndrome sévit encore) !
Kloup dans le cadre  de Nantes Fleuve du Monde  Sept  2015

dimanche 14 juillet 2013

Quand les Dés font Bleu-Blanc-Rouge : Vive Arz, Vive les Tro’d’chefs, Vive Nous !

Le 14 juillet 2013, l’île d’Arz résonne au son d’une drôle de Marseillaise : celle de la fanfare des Trod’Chefs qui accompagne le défilé du 14 d’une douzaine de Dé Joyeux bleu, blanc, rouge pour l’occasion… Chaud, chaud, il fait et le public ravit se retrouve dans une cour communale pour continuer le spectacle…Les thèmes de la mer et de la Bretagne prennent le pas et c’est la première d’une chorégraphie en pompons (faits mains dans le camion qui transportent nos tenues) et marinières rayées initiés par Claire P… Une heure de répète pour 10 mn de fou-rire garantis… L’île d’Arz restera pour le Dé un grand moment de fête, un feu d’artifesse grandiose où, avec les autochtones, les bains de minuit, les pots au bar de La Fontaine -pris d’autorité par Maryse aux manettes- les dîners et les nuits étoilées nous ont fait bon accueil…
Il paraît qu’on en cause encore dans le Landerneau local…Merci à La Capitaine et à tous les zamis qui nous ont supporté deux jours… 
Vive Arz, vive les Tro’d’chefs, vive NOUS !

MariSoFi, ramequine des Dés - jan 2016

dimanche 20 janvier 2013

Le Rayon Vert a 20 ans !








Le 19 janvier 2013, la galerie du Rayon Vert a fêté ses 20 ans. Le Dé Joyeux et les Anchahuteurs se sont mis en délire et ont encore une fois séduit le public...

jeudi 8 mars 2012

Quand le Dé se fait In siTu* à Nantes !


Du réveil au coucher de la ville, les ramequin(e)s se sont pliés au schéma directeur de la commande: urbain – architecture – écriture. Un triptyque difficile à assumer mais admirablement déroulé (sous la baguette magique de KiKi Boné) sous forme de Dix tableaux (certains diront les Dix commandements) devant les yeux ébahis et plein les oreilles des textes de Gracq, de St-John Perse et autres savants acolytes, dans un hall archi et plein d’archi. Une des meilleures espèces pour apprécier à sa juste valeur les œuvres périssables et intarissables des Dé: un belem radiographié, poireaubes et  poiruques, une robe et des gants, le et la fiancé(e) du garagiste …. Un vrai bonheur de se plonger dans Nantes sans son éléphant, sans ses machines, sans son LU, mais avec son infatigable Héron, bec accroché au vent, pattes ramant le ciel, filets gris de nuages naviguant à travers la pluie, ils glissent d'une rive à l'autre de l’Erdre.

Merki KiKi, Merci aux Trodchefs et à Marie-Pierre ...

 Chaman Flowers

*In siTu –architecture & environnement: http://www.insituarchitectureetenvironnement.com/

jeudi 22 septembre 2011

Le D tout simplement ... pour les Dix ans du D

Durant de douces et démentielles diurnes, le Dé a doté de dix mille douze délices défilants (dînant peu dodu-e-s mais descendant douze divers dubitainers de la dive Douteille, décilitres d'eau-de-vie et autres drinks de dipsomanes).
Debout devant des dizaines d’oreilles et mirettes désinfectées dont sans doute des docteurs désinvoltes, des dentellières dénudées en fin de soins dentaires, des dompteuses de dugongs dubitatifs[1] et des dactylos Danoises[2], des drag-queensdrapées dans des duffle-coats dédouanés -, les désinhibés anchahuteurs délivrèrent leurs dièses, dansèrent sans darbouka, déambulèrent peu mais débusquèrent des mélodiesdébridées, désireux de bien déménager et d’embarquer, sans dégâts désastreux,défoulements démasqués et autres denrées rares ! Dissipés, ils déchaînèrent damoiseaux et donzelles du Dé vers des destinations délibérément défoulantes genre Djerba, Derval, Dakar, Dieppe, Donges, Djibouti, Dar es Salam, voire Drefféac, ou mieux vers la Dorade, le Dauphin ou le Dragon, constellations drôles et adroitement dorlotées, dignes des désirs les plus défrayés !
Jean du Dé, doté de dix doigts pas douteux et de deux cordes vocales décidément douées,déclama des discours diaboliquement délirants, doucement distribués de ci, de-là, dans le démoniaque et distrayant hangar d’Enéro devenu dancing soudainement maisdurablement !
Devant deux ou douze défilés déjantés et diablement divertissants, peu de diarrhée débilitante, diantre ! mais d’abord et surtout drôles de déblatérations dithyrambiques,peu débiles sur pareils défouloirs - le dada du Dé- par l’armada douillette de dévoué-e-sdéjoyeusophiles pas défaillant-e-s!
Discréditant mal quelques dames peu discourtoises et diversement décaties par abus d’alcool désinhibant qui débattaient et discutaient et défendaient on ne sait « quelles dénominations débiles décerner à la densité de la dite soirée », le Dé descendit difficilement de ses doux nuages déconneurs, distinguant dûment les débrouillardsdéchirés qui, depuis une décennie, au bout de dignes godets démultipliés, déjouent lesdéfinitions difficiles ou indécises du Dé et dépassent le domaine du duel pour mieuxdébarouler vers du dur, du désirable et pas dupe !
Pas de débriefing (pas de daube cette date, diable !), ni de débris dans de si beaux draps: juste le début d’une deuxième décennie doublement déconnante ! Da !
kaLoup le duc dissolu de la deuxième collection en position 2, dans le cadre de la Fête des copains, Trentemoult, le X-IX-MMX


[1] Dis donc, va t’en dénicher de l’algue divine à Trentemoult ou un hôtel pour lamantins…
[2] Bien que dyspraxiques, elles dysfonctionnent déplorablement du duodénum :dantesque !

lundi 19 septembre 2011

Odes JoyeuX pour les X ans du Dé

Que la vie n'est rien qu'un chemin de croiX,
Que tout penche au déclin, alors Sébastien approche.
Vers un coït en peine avec son arc tendu décoche,
Les vierges fendues dans leur jupe fesse en air,
Alors Volent les esprits et ne cessent d'aller
Tant que des bras nerveux des baroqueux les poussent
S'abolissent du tout et perdent dans la secousse,
Ou que des anges à leur vol s'opposant
Anticipent leur borne, et les ailes tombent en se brisant :
De même nôtre corps aussi tôt qu'il est en vie,
Ne cesse de courir à la tombe moisie,
Tant que les Dés sont joués tout consommés dans l'humide radical
Alors S'évapore le chaud de son esprit vital,
Ou que par accident Fortune émancipée
Retranche de ses jours dans les sondes enroulées.

Voilà les lumières où tournent nos désirs,
L'encens où nous jettons l'ancre de nos plaisirs,
Les bougies qui tracent nos folles espérances,
Les Enchahuteurs qui chantent l'orgueil de nos puissances,
Dix ans de corps exhibés que tant nous chérissons,
Voila ce calice que tant nous caressons,
Ce poulpe monstrueux où Barbie se ronge,
Ce fétide toréador où nôtre âme se plonge,
Cette madone qui se cache dans son bleu marjorelle,
Et quand Fatima noircit sa céleste candeur,
Avec la ceinture de péché qui la brûle et l’enflamme ;
Bref, le corps n'est sinon que la prison de l'âme,
Son tyran, son forçat, son meurtrier, son bourreau,
Son lice contagieux, son gouffre, son tombeau.

C'est un frêle néon sur le dos de Neptune,
C'est une tapisserie fragile aux mains de la Fortune,
Une ampoule au ruisseau, un ombre qui s'enfuit,
La bourre d'un chardon, le songe d'une nuit,
Sa vie est un torrent, dont les ondes amères
Se vont précipitant au travers les misères,
Tant qu'il soit parvenu au tombeau pourrissant,
Où les plaisirs mondains se vont aboutissant.

Quand l’ombre et la lumière
Se marieront tous les dix ans du Dé,
Quand à travers les légendes et nos vies décalées
Nous seuls connaîtrons la vraie histoire des déjantés,
Alors s’évanouira devant l’unique mot secret
Ce contresens que nous appelons joyeuX.


Le Chaman Flower BaroqueuX , dans le cadre de la Fête des copains, Trentemoult, le X-IX-MMXI

mercredi 22 juin 2011

Quor les Chevaliers de l'isle des Trente Moults fanfaronnent ...

À tous ceux qui ces présentes lettres verront et orront, le mayre et les échevins delle haute court delle ville des Trente Moult, salut en Dieu permanable, notre Chaman Foulayers et cognoissance Gente Dame et Ducheyse de nos soldats fanfarons. Sachent tous et touttes que, pardevant nous comme pardevant cour desseur ditte é , comparurent tous les massuiers surcéants en laditte îsle de Trent Moult, mollans au mollin de leur cullotasse, lesquels massuiers de Kalou et de Golden Foulayers, tous par une main et d’un consent, requisent à avoir de nous, laditte cour, un vraye record, pour leurs gonailles et haillon, de ce que nous tennons, scavons et wardons dedit mollin ... disons et recordons, scalvons et wardons iceluy mollin estre banal, dedans lequel mollin y doit avoir moulnier et warlet juré et sermenté; wardans lesdits massuiers mollans le leur, lequelle warlet serat tenus aller quérir le massuier mollant à son eaue ...

Longue vie à notre ducée L'isle de Trente Moult aux Chevaliers es Gente Dame des Dé et les soldats Grand'Machin Choose !

Chaman Flowers

samedi 30 avril 2011

Concombres et citrouilles ont frisé sur les jupettes ...

En plein champ, en plein vent, à la saison des déclinaisons d’oranges, de brun, et d’or dans les broussailles et les ramures, une déferlante de cucurbitacées animés a germé du côté de Roussay ! Concombres et citrouilles ont frisé sur les jupettes ; les manchettes se sont ourlées de pâtissons bien plus qu’appétissants, tandis que boléros et bas de soies ont vu leurs honneurs regorger d’enthousiastes feuilles de choux et de branchages de saisons. Le vert tendre a dansé avec les ocres, aux accords enchantés des saxos Cornichons parés de jaune pour l’occasion. Les prémices de l’automne, réchauffés par l’exubérance et les rondeurs ; le rythme de la saison rutilant joyeusement au tempo des sourires étonnés des spectateurs chaudement habillés.

Le Dé a frappé à Roussay et l’on dit que depuis, on entend la nuit les potirons rire sans façon dans les sillons de la région.

AnIv, du Dé

lundi 21 juin 2010

1er mai sur la Terre d'après kaLoup

Ce soir c’est fête ! le Dé joyeux défile ! Sonnez saxos, résonnez percus ! Cœurs en bandoulière ! Renaissances de matières incroyables ! Déchets ressuscités ! Recyclage magnifié ! Jouasse farandole ! Dents blanches & chauds, les zygos, chauds ! De collection en collection dans ce lieu particulièrement magique des Briandières, Dénichons les Corps Joyeux m’aura une fois encore scotché sur place : c’est un direct du droit (du ventricule droit, bien sûr !), un direct du producteur au consommateur, de vos méninges judicieuses et hilares à mes billes ébahies !
Il n’y a aucun intermédiaire qui ferait baisser les marges bénéficiaires. J’en prends ainsi plein les mirettes et les tympans, de ce mélange qui improvise et qui jubile, de ce défilé qui donne sans doute bien sûr plus à voir qu’à écouter mais qui, muet, boitillerait immanquablement.
Ce sont les rires, les étonnements et les coups de cœur qui circulent dans nos veines en découvrant en quoi sont faits les costumes ou comment s’harmonisent poétiquement couleurs et matières, ça vogue là-dedans avec plaisir comme un débaroulé de toboggan mort de rire, une cascade contagieuse, un torrent pantagruélique que les commentatrices sous-titrent avec malice, une glissade de neurones version développement du rable, ça coule dans nos veines comme un sang neuf, un nectar vivifiant, un océan créatif (et bientôt remboursé par la sécu ou alors je me fais nonne en Thaïlande ? euh bon, à voir…) .

Les déplacements ont de la gueule, on sent quoi faire une fois en piste, les directions sont habitées, les pas assurés des peut-être pas rassurées font plaisir à voir !Il y a de l’immédiat dans le direct, de l’unique. C’est savoureux, forcément ! Poésie qui ne se prend pas le chou ! Ni le navet, succès garanti…Les peintres qui inaugurent la piste, après l’épisode kolkozien bien drôle, et les Fleury Nichons qui clôturent restent des images à épingler sur mes fenêtres mentales pour de nouveau rire ou sourire en me les évoquant.


C’est décidé, ça n’a que trop duré, il me faut vous retrouver ! Partager l’éphémère (non pas l’effet mémère) et rire, rire, rire ! A tout de suite !


kaLoup du Dé

lundi 24 mai 2010

Au mois de mai fleurissent les nichons !

Elles l'ont fait !

A bas la fête du travail, vive les nichons ! L'agro-alimentaire Fleury Michon peut trembler les petites ouvrières des Dés ont Défilé le 1er mai avec leurs syndicalistes et collègues Cornichons qui les ont soutenu par la gorge.

Le siloconat est mort. Vive les vrais nichons !

*dans le cadre de la Fête des copains, Chapelle-Sur-Erdre, le 1er mai 2010

Chaman Flower du Dé

mercredi 16 décembre 2009

Archi éclairée !

Alors la lumière fut... et les Cornichons haut perchés lancèrent les feux de la rampe sur les Dés statufiés derrière les vitres devenues vitrines de l'école d'Architecture de Nantes* !
Venus fêter (fêlés comme d'hab) en couleurs et musique les 30 bougies de l'ARDEPA, les Cornichons ont lancé la soirée avec leurs bignous pour les déambulations débridées d'un Dé Joyeux déjanté.
En avant la musique et plein pot pour les ramequins !
Un peu perdus dans le rouge et surtout le noir, mais aussi la peinture, le fourre-tout, le Dé a encore déliré dans son striptease gainé final devant un public rigolard.
Tout cela a fini en feu d'artifice par un boeuf pas piqué des vers des Cornichons et des Carreleurs Nantais réunis.
*dans le cadre de la Trentenaire de l'ARDEPA à l'école d'architecture de Nantes le 4 décembre 2009
Mari'Suffit du Dé

jeudi 22 octobre 2009

Quand la pluie a des rayons de soleil à Concarneau

A Niki,
La pluie a des rayons de soleil
Quand tes paires de demi-lune remplissent mes mains du ciel bleu
La pluie a des rayons de soleil
Et mes yeux sont aveuglés par les généreux rondeurs saint-phallique
Le soleil a des rayons de pluie
Quand le ciel joue aux dés de ton corps de nana joyeux
Alors du bocal sortent des milliers de nichons étoilés

Concarneau , Octobre 2009 , dans le cadre de la « Fête de la pluie »
Chaman Flower du Dé

mardi 6 octobre 2009

Kompozitement Vôtre ... à la Cité de Congrés dans le cadre du "Composites Meeting" le 22 septembre 2009, Nantes

Une symphonie décalé avec en première partie :
- un adagio " Kompozitoresque " aux sonorités très contemporaines avec ses nouveaux matériaux très remarqués par un public très blazer peu blasé. Le noir Dé-JoyeuX est à la hauteur des smoking du public trop endimanché pour un soir de mardi : en commençant par le numéro millimétré plein de souffle (du pied) de notre duettiste chambre à air et en continuant sur l'air du picolo solo de la très belle tenue: " Kompozitement Vôtre " de notre Golden Flowers.
- suivie d'un rondo allegro pleines de fantaisies, des corps en accord aux rondeurs des ramequi(n)es, des pompons à profusion, une tige de coquerets et des cotons à tiges qui s'accouplent et se démêlent à nos pied, … un seul mot bravissimo
- pour finir sur un presto, bien agité, le bocal l'est aussi mais heureusement notre JEAN est là pour tempérer ce dernier mouvement sensuel et décalé (et délicate quand on manie des parties peu exposées au grand public) . Une chorégraphie d'enfer noté par CHRISTIANE qui ont fait tomber les blazers du Cité. Public acquis, surpris devant un bouquet final thrownisé, et intronisé par des spectateurs attentifs, par les deux formations Dé-JoyeuX et Cornichons.

Chapeau bas pour ce concert décalé, apprécié d'un public que l'on n'a pas habitude de voir! Un cahier de charge qui a rempli son objectif " décalé ", d'aller ailleurs où on ne nous attend pas (mais cela est un avis très très personnel du rédacteur de cette chronique) ! Notre mécénat du jour a plébiscité la prestation de la Cité. Merci au Pôle EMC2 .
Chaman Flowers du Dé

jeudi 3 septembre 2009

Les joyeux-dés étoiles au jardin de Paimboeuf

Oui lumineux comme l’était ce soir là le ciel du jardin étoilé de Kinya Maruyama, les Damoiselles Trop Joyeuses avec ses japonisantes tenues estuairiques ! La vague bleue a laissée sur les bords le Loire des comtesses aux robes origamique presque orgasmique. La terre a tremblé devant la poussée sismique d’une duchesse aux roseaux ! Du grand Cornichonesque, une vraie délire fanfaresque dans un jardin le plus fou de l’estuaire.

Un petit tsunami de bonheur pour une rentrée poids lourd du duo Dé-Joyeux Cornichonnesque avec plusieurs rende-vous pour les deux mois à venir (voir A vos calepins à droite) !

C'était Samedi 30 octobre 2009 à 19h au jardin étoilé de Kinya Maruyama à Paimboeuf (44 560), un défilé hors "Estuaire" au bord de l'estuaire !
Chaman Flowers du Dé

mardi 3 février 2009

Les Dé-Joyeux en BD Dénichons ...

Défilé-parodie sur le thème de la BD Dénichons les corps joyeux par le groupe des Ramequins les Dé Joyeux accompagné de la fanfare de cuivres Les Cornichons dans le cadre du 22ème festival du BD de Chalonnes.





Dimanche 15 février à 17h30

jeudi 22 janvier 2009

Dé-Joyeux et ses collections pour l'an 9 !

Lumineux … eh oui, cette fois ci pour leurs amis, leurs familles, … la bande des Dé-JoyeuX avec leur acolytes Cornichonesques se sont échappés du bocal pour offrir à leurs invités une collection digne de l’an neuf ! Après un accueil très japonisant à faire frémir madame Butterfly, voici la danse processionnaire du dragon bleu avant une collection fourre-tout très fourrée, comme cette "Alice au pays des gobelets". Un streap-tease d’enfer comico-sensuel avec ses gaines à gogo pour les filles et ses deux gogodancer, kiki le poisson est sorti de son bocal ! Une collection ani-mâle et femelle avec sa crocodile dandyes, ses hérissons qui piquent quand on s’y colle et une truie qui mue avec ses érotiques mamelles ... du grand art !

Pour finir, une espagnolade almovodaresque avec ses robes paellas (très appétissantes), gitanes (et ses boîtes cigarettes) , flamencos, ... et les trois toréadors en habit de lumière !

Chaman Flowers du Dé

dimanche 9 novembre 2008

Décrochage au hall alsthom ...

Déjoyeux avec les cornichons c'est du béton ... après quelques ravalements de façade à Saint-Herblon, et des piétinements goudronnesques dans les rues de Nantes avec le fameux "Merci aux gens", nous voici chez Alsthom, le roi du chemin de fer le temps de quelques décrochages artistiques. Gaines à gogo, strip-tease interminable sur le rythme de "litle miss sunshine", très décomplexé, des cornichons très en forme, croquants comme on les aime.

Hall Alsthom
15 octobre 2008 à 20h30
42, Rue La Tour d'auvergne, 44200 Nantes‎

Chaman Flowers du Dé